Ndidi O - bio preview

Ndidi O - Biographie

Qui est N Didi ?

Ndidi signifie « patience », Tout le contraire de qui je suis dans la vie, dit Ndidi qui s’amuse de telles contradictions. En revanche, son nom de famille qualifie tout à fait cette chanteuse : Onukwulu peut se traduire par « douce voix » en inuit, l’une des premières nations du pays où elle a grandi, le Canada, mais aussi par « celui qui raconte des histoires » en ibo (Nigeria), l’ethnie de son père.
C’est à New York, où elle déménage en 1998 pour se confronter seule à une grande ville, que sa remarquable voix se démarque. Tout d’abord lors des soirées open-mic qui abondent en ville, où son timbre provoque un choc dans l’assistance. Elle écrit alors pour des rappeurs, tout en étant draguée par des producteurs qui veulent l’embringuer dans la tendance r&b.
Du coup, en 2001 elle retraverse la frontière, dépitée mais confortée dans sa destinée, pour s’installer à Toronto. Après avoir déjà vécu pas mal de galères, pas amère, elle se forge ainsi un caractère. Une force qu’elle va éprouver dans les souterrains de la gloire, à travers différents projets où elle cherche sa voie. Projet électro, collectif hip-hop, duo acoustique avec lequel elle révise les classiques du blues, du style John Lee Hooker et Robert Johnson, tout en peaufinant encore et toujours ses chansons… Ndidi multiplie les pistes.
En 2006 elle publie « No I Never », un album fait maison, c’est le début d’une reconnaissance, pour celle qui commence à prendre la guitare. Deux ans plus tard, elle signe paroles et musique de son deuxième recueil, « The Contradictor ». Cet album va lui faire traverser l’Atlantique. Rebaptisé « Move Together », il sort en Europe en 2009 augmenté de quelques titres, et Paris découvre cette voix qui a un rien de Shirley Bassey, entre les lignes. C’est le début d’une autre vie pour celle qui a grandi au pays des grizzlys.
Deux ans plus tard, la voilà de retour avec « The Escape » où elle parle d’elle à travers les autres, d’une vie rude qui ne l’a guère épargnée. Elle y place les balises pour creuser pour de bon son sillon. Au fil des plages, elle y aborde bien des rivages, sur le mode du swing léger qui irrigue l’entêtant « The Whisper » ou sur un tempo plus groovy dès le titre suivant (« On The Metro »), ballades dans une veine plus country pop ou dans le style rockabilly, sans oublier de divines incantations dignes des divas du blues, voix haut perchée ou contre-plongée dans les graves, souvent sombre, jamais triste… Tout sauf un écueil, cet éclectisme de façade trouve son unité par une cohérence dans les vibrations de sa voix, dans le son.
Enregistré en six jours au studio Black Box à Angers cet album bénéficie de la présence de Craig Street (Cassandra Wilson, Norah Jones) aux manettes, que Ndidi va composer le casting à la hauteur de ses ambitions, des équipiers aux CV qui en disent long. Le bassiste et guitariste Chris Bruce (Jeff Beck , Robbie Williams, MeShell Ndegeocello), le guitariste (mandoline et piano) Kevin Breit (Norah Jones, k.d. lang, Lou Reed), le batteur et percussionniste Earl Harvin (Air, Tindersticks.), en constituent la base. Tous ont en commun une faculté à transcender les querelles de chapelles musicales, des facilités pour aborder la variété des registres en y apportant une identité spécifique. Tous oeuvrent pour ce son, unique, mais où résonnent toutes les musiques, que souligne le mix de Joe Barresi, (Queens of the Stone Age…) Cette qualité, que l’on retrouve jusqu’à la mastérisation confiée à Creg Calbi, un orfèvre que tous les esthètes connaissent le son.
C’est cela, cet écrin patiné, qui donne à ces chansons leurs airs d’éternel, auxquelles il sera désormais difficile d’échapper.


Francais Anglais Espagnol Propulsé par Kpsule.me